Etre citoyen à Athènes dans l'Antiquité: heures 5&6 par Stéphane D.
III. Les fondements de la communauté civique athénienne :
Intro : plan du temple d’Athéna, le Parthénon, et emplacement de la frise des Panathénées : doc 3p 28 : Panathénées : frise qui représente une procession ou la cité se met en scène et qui révèle symboliquement la manière dont la cité se conçoit.
Question 1 : Observez les différents acteurs de la procession et dîtes quels pouvoirs sont représentés (il y en a 3) ? Classez les acteurs en fonction des pouvoirs qu’ils représentent (Faîtes un tableau).
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| Pouvoir civil | Pouvoir militaire | Pouvoir religieux |
| Acteurs
| Citoyens Magistrats Archonte roi
| Chars Cavaliers | Musiciens Offrandes Ergastines Héros Divinités Archonte roi Prêtresse d’Athéna |
Question 2 : Aux vues des réponses du tableau, que pouvez vous en conclure ?
Le pouvoir religieux est le plus important à athènes.
Question 3 : Lire ou relire l’introduction des Panathénées p. 26, paragraphe 2 : Qui conduit la procession ? Qu’en déduisez vous ? Cela vous permet il de nuancer la réponse à la question 2 ?
Ce sont les magistrats qui conduisent la procession, ce sont donc eux les personnages les plus importants de la cité.
Question 4 : Quels sont les deux derniers groupes d’acteurs qui ferment la procession ?
Nommez les et expliquez pourquoi ils se trouvent en dernier.
Ce sont les chars et les cavaliers qui ferment la procession. Ils sont derrière car cette position leur permet de protéger la procession sur ses arrières, l’avant étant protégée par les dieux.
Explication quant à l’interprétation du document : Il faut se méfier car comme cette frise représente une procession religieuse c’est donc le pouvoir religieux qui est mis en avant. Cependant une plus fine observation permet de noter qu’après les dieux ce sont les magistrats les plus importants. Or ce sont eux qui sont vivants et qui gouvernent de fait la cité avec le peuple, et les dieux sont là pour protéger la cité en fait.
Conclusion exercice (trace écrite) : la vie politique prime à Athènes, mais sous le patronage des dieux et sous la protection des citoyens en armes.
A. La participation à la vie politique :
a. à partir de 20 ans : à Participation aux travaux de l’Ecclesia : de l'âge de 20 ans à sa mort, un citoyen devait théoriquement assister à 4 sessions mensuelles, soit quarante par an.
à …et de la Boulé : tout Athénien était normalement appelé à siéger un jour au Conseil et même à assurer la fonction d'épistate, soit de chef de l'Etat, pendant un jour. Le mandat durait un an et, durant cette période, le bouleute pouvait être convoqué à tout moment au Bouleuteion. Pendant un mois, il était même contraint d'abandonner ses occupations privées pour y résider.
1/Comme les volontaires ne se bousculaient pas, Périclès avait institué un dédommagement financier : le misthos bouleuticos, fixé à 5 oboles par jour à la fin du IV° siècle. Définition : misthos : indemnité financière pour la participation à la vie de la cité.
2/mais, malgré cette mesure, certains petits dèmes, surtout s'ils étaient éloignés de la zone urbaine, avaient du mal à trouver des candidats et il est probable que certains "volontaires" étaient en réalité désignés.
b. à partir de 30 ans : à Participation aux magistratures (stratèges, archontes ou juges de l’Héliée ou de l’Aréopage.) : par tirage au sort parmi les citoyens de plus de 30 ans.
c. perdre sa citoyenneté :
à 24 cas sont recensés par la loi athénienne : lâcheté au combat, non respect des dieux, vol, meurtre, dettes avant Solon, ….
à la procédure d’exil : l’ostracisme : doc 1p 16 et 3p 20 : documents d’illustrations.
L’Ecclésia lors de ces réunions pouvait voter l’exil d’un citoyen pour dix ans, si celui menacait le fonctionnement de la cité. Cela se faisait par un vote secret à l’aide de jetons à tige creuse, ou pleine (acquittement), que l’on déposait dans une urne. L’autre urne servant à recueillir l’autre jeton afin de vérifier le compte des votes.
B. La défense de la cité : l’armée.
1. L’éphébie : rite d’entrée dans la citoyenneté : « le serment des éphèbes » d’après une inscription grecque du IVe siècle. Doc 6 p 17.
Question 1 (manuel) : relevez les éléments du texte qui permettent de montrer que l’éphèbe est un défenseur de la démocratie.
Ligne 4&5 « je ne laisserai pas ma patrie amoindrie » + respect des lois et obéissance à un pouvoir si il est sage à montre le refus de la tyrannie, et par conséquent l’adhésion à la démocratie.
+ combat de ceux qui veulent renverser les lois.
Question 2 (manuel): classez les devoirs de l’éphèbe : militaires, civiques et religieux. Faîtes un tableau.
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| Devoirs militaires | Devoirs civiques | Devoirs religieux. |
| Liste devoirs | 1/ Défendre la patrie. 2/Ne pas abandonner le combat. | 1/ Obéir à ceux qui gouvernent sagement. 2/ Défendre les lois.
| 1/ Respecter les cultes ancestraux. 2/ Combattre pour ce que les dieux ont prescrits. |
2. Une participation militaire en fonction du niveau social.
à Suite aux réformes de Solon, les citoyens étaient partagés en 4 classes censitaires. Ces classes vont servir de cadre pour la répartition des citoyens dans l’armée. On peut résumer la participation avec la formule : « A chacun selon ses moyens ! ».
à Au Ve les citoyens les plus riches combattent comme cavaliers.
à Les moins riches sont hoplites …voir :
Doc. 4 p 17 « Hoplites au combat » d’après une coupe Attique du Ve siècle. Traitement oral.
Question 1 : qu’est ce qu’un hoplite ?
Soldat, mais précisément un FANTASSIN.
Question 2 (manuel) : décrivez l’armement de l’hoplite ?
Lance, casque à crinière, bouclier (regarder le système qui le maintient), jambières, épée.
Question 3 (manuel) : L’hoplite athénien est il un soldat de métier ?
Non, car sinon ce serait un mercenaire. A Athènes, tous les citoyens savent combattre (éphébie) et participent à la défense de la démocratie.
à Les citoyens les plus pauvres servent comme fantassins faiblement armés, mais surtout sur les trières (navires athéniens à trois rangs de rameurs) pour la flotte de guerre.
3. La vie religieuse et culturelle : la cité unie par les fêtes : l’exemple des Panathénées.
à La vie religieuse et culturelle à Athènes est liée à la vie civique.
1. La préparation de la fête : Texte d’Aristote « Aux Panathénées », La Constitution d’Athénes, LX, 1-2
Question 1 : qui organise la fête ?
La fête est organisée par les maîtres des jeux c'est-à-dire les magistrats de la cité. Ceux-ci l’organisent de concert avec le Conseil (Boulé).
Question 2 : Quels sont les différents temps de la fête des Panathénées ?
à Tout d’abord : la préparation qui comprend l’organisation matérielle des détails de la fête (fabrication des amphores, collecte de l’huile qui sera remise aux athlètes vainqueurs
Dans cette phase de préparation est comprise la confection du péplos (pièce de tissu offerte à Athéna par les ergastines, jeunes filles choisies parmi les plus grandes familles athéniennes (doc illustration 4p 27).
à Deuxième temps : celui de la procession des Panathénées.
à Troisième temps : le concours de musique, puis le concours gymnique (course, lutte, boxe) et enfin la course de chevaux.
2. Qui participe à la fête ? texte de L Bruit Zaidman et P Schmitt Pantel, La religion grecque, Armand Colin, Paris, 1991.
Question 1 : quels sont les lieux traversés par la procession ? (voir aussi manuel pp. 26-27)
La procession arrive par la voie sacrée qui mène à la porte Dipylon. Puis elle traverse ensuite la Céramique (cimetière) et ensuite l’agora (place publique ou se réunissent les citoyens), pour rejoindre l’acropole, puis le Parthénon par l’Est. La procession traversait donc les lieux les plus importants de la cité.
Question 2 : Qui participait à la procession ? Pourquoi ?
Tout le monde participait à la procession, ce qui montrait l’unité de la cité à elle-même, mais aussi aux étrangers invités.
3. La fin de la procession : Document 3 : décret relatif à la célébration des petites Panathénées.
Question 1 : quelle est la nature de ce document ?
Epigraphique, c'est-à-dire une inscription gravée dans la pierre, la plupart du temps. C’est aussi un décret, c'est-à-dire que c’est une inscription qui a force de loi.
Question 2 : Quels sont les deux moments qui concluent la procession des Panathénées ?
Tout d’abord le sacrifice du bétail. Un sacrifice est une offrande faite à un dieu, ici Athéna en l’occurrence (voir doc 2 p 25 pour une représentation de sacrifice à Corinthe)
Le deuxième moment est le banquet ou est consommé la viande qui vient d’être sacrifiée. Tous dans la cité consommeront cette viande, cependant tous ne la consommeront pas ensemble. Les citoyens se réunissent entre eux pour un banquet, tandis que les non-citoyens après avoir reçus leur part s’en iront chez eux pour consommer la viande du sacrifice.
Ceci étant malgré cette ségrégation entre citoyens et non-citoyens, tous, ce jour là, pouvaient manger de la viande.
CONCLUSION : La cité d’Athènes, modeste au départ est devenue au cours du Vème et du IVème siècle un modèle du point de vue politique et culturel. Les athéniens ont ainsi mis en place une démocratie originale, qui reste encore de nos jours une référence, tout comme le théâtre grec, la philosophie grecque et l’architecture. Cependant cette démocratie était différente de celle que nous connaissons aujourd’hui car pour les grecs, la citoyenneté se concevait de manière restrictive. La démocratie est donc un concept qui a évolué depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.